Contrôle frontalier automatisé à Brussels Airport

10 juillet 2015

Dorénavant, les citoyens de l’Union européenne qui arrivent à Brussels Airport en provenance d’un pays situé en dehors de l’espace Schengen peuvent faire contrôler leur identité de façon numérique. La police fédérale vient d’ouvrir six postes de contrôle frontalier automatisés à Brussels Airport, en présence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Jan Jambon, ainsi que du secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, Theo Francken. Grâce à ces postes de contrôle frontalier automatisés, les passagers arrivant à Bruxelles pourront passer plus rapidement les contrôles frontaliers.

Les voyageurs se rendant depuis l’aéroport de Bruxelles dans un pays n’appartenant pas à l’espace Schengen, comme le Maroc et les États-Unis, ou les passagers en provenance de ces pays sont tenus de passer par le poste de contrôle frontalier de la police. Les agents contrôlent notamment si l’identité des passagers correspond bien à leurs papiers et si leurs documents de voyage sont authentiques.

Depuis aujourd’hui, un contrôle électronique est également possible grâce aux six « e-gates » situées au niveau de la jetée B. Il s’agit de postes automatisés procédant à un contrôle numérique de divers paramètres. Lors d’une phase ultérieure, des e-gates seront également installées dans le hall des départs.

« Grâce aux e-gates, le flux des passagers en provenance d’un pays extérieur à l’espace Schengen vers la salle des bagages sera plus rapide, tant pour les citoyens de l’UE transitant par les e-gates que pour les citoyens non européens qui continueront à passer par le contrôle manuel. Ces derniers seront en effet répartis sur un plus grand nombre de postes de contrôle », déclare Arnaud Feist, CEO de Brussels Airport.

Comment un contrôle frontalier automatisé se déroule-t-il ?
Le passager franchit un petit portail d’accès et introduit sa carte d’identité ou son passeport dans la fente prévue à cet effet. Deux fentes sont prévues : l’une (celle du dessous) pour le passeport européen et l’autre (celle du dessus) pour la carte d’identité belge. Les deux documents fonctionnent en effet selon des technologies numériques différentes.

« La possibilité de contrôler également la carte d’identité belge est une première. La police fédérale et Brussels Airport ont opté pour cette possibilité supplémentaire afin de permettre aux citoyens belges voyageant avec leur seule carte d’identité de passer plus rapidement la frontière », indique la Commissaire générale de la police fédérale, Catherine De Bolle.

Ce système informatique perfectionné contrôle trois aspects. Tout d’abord, l’authenticité du document d’identité est vérifiée. Pendant ce temps, un contrôle policier de l’identité du passager a lieu. Enfin, le système procède également à une reconnaissance faciale, en comparant la photo sur la puce du document d’identité avec une photo numérique prise à l’e-gate.

En cas d’évaluation positive concernant les trois aspects, les portes de l’e-gate s’ouvrent et le voyageur peut se rendre dans la salle des bagages.

Les policiers de faction aux e-gates peuvent réagir rapidement à tout moment en cas d’irrégularité, par exemple si les portes ne s’ouvrent pas.

Une fois que le passager a passé l’e-gate, le système contrôle encore si aucun bagage à main n’a été oublié. Le cas échéant, le passager distrait peut être rappelé.

Pour l’instant, seuls les citoyens de l’UE peuvent utiliser les postes de contrôle frontalier automatisés. Les non-ressortissants de l’UE sont en effet soumis à d’autres conditions d’entrée et leur contrôle se déroule toujours manuellement.

L’installation des e-gates à Brussels Airport est un investissement commun de la police fédérale et de Brussels Airport, avec l’appui financier du Fonds européen pour les frontières extérieures. Ce fonds a pour objectif de soutenir financièrement les États membres qui gèrent et surveillent les frontières extérieures de l’UE.

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