Questions fréquentes

  • Peut-on voler par mauvais temps ?

Le brouillard
Alors qu'une bonne visibilité est essentielle pour les pilotes de petits avions et d'hélicoptères, ce n'est le cas pour l'aviation commerciale que dans une bien moindre mesure. Les avions et les aéroports sont équipés de la technologie la plus moderne qui permet de voler en toute sécurité avec une visibilité réduite et même sans visibilité. C'est, entre autres, ce qu'on appelle IFR (Instrument Flight Rules).
La brume et le brouillard ont malgré tout un impact sur le trafic aérien, même dans les aéroports les plus modernes. Par visibilité normale, les avions respectent entre eux dans l'air une distance d'environ 5 milles tant au décollage qu'à l'atterrissage. Dans un brouillard épais, cette séparation entre deux avions est d'environ 8 milles. Aux heures de pointes, ou lorsque la mauvaise visibilité dure longtemps, cette distance accrue peut entraîner de légers retards.
Brussels Airport dispose des meilleurs équipements qui permettent aux avions d'atterrir avec une visibilité de seulement 150 mètres. Les avions et aéroports qui ne peuvent pas compter sur l'aide de ces équipements sont contraints en cas de brouillard d'interrompre décollages et atterrissages. Les avions devant atterrir sont alors déviés vers des aéroports équipés de ces systèmes ou qui ne sont pas gênés par le brouillard.

Le vent
Par vent calme, la direction dans laquelle un avion décolle ou atterrit n'a pas d'importance. En principe un avion décolle et atterrit contre le vent, mais les avions modernes peuvent fort bien atterrir en toute sécurité avec vent arrière ou vent latéral, dans certaines limites.
Lorsque le vent atteint la vitesse de 35 nœuds (65 km/heure) l'avion doit impérativement décoller ou atterrir face au vent. La direction du vent peut donc définir le choix des pistes à utiliser à un moment donné. Par vent fort du nord ou du sud, une seule piste est utilisable à Brussels Airport, la 01-19. Aux heures de pointe ceci peut entraîner de légers retards.

L'orage
Le tonnerre et les éclairs peuvent paraître dangereux, et ils le sont certainement, mais ils n'ont que peu d'influence sur les activités de l'aéroport. Seul un violent orage sévissant juste au dessus de l'aéroport peut entraîner des retards: l'aéroport est en effet une vaste plaine où la foudre constitue un facteur de risque pour les passagers et le personnel.
A bord de l'avion, par contre, la foudre est sans danger (principe de la cage de Faraday). En vol, les pilotes utilisent un radar spécial leur permettant d'éviter le cœur de l'orage. Les contrôleurs aériens peuvent également les aider. Brussels Airport dispose à cet effet d'un radar météo très moderne (la grande coupole sur un bâtiment de Brucargo).

Le gel
De toutes les conditions atmosphériques, le gel a sans doute l'impact le plus grand sur les temps de départ, en raison de l'effet de givrage (combinaison de températures négatives et d'un degré d'humidité relativement élevé). Chaque avion doit alors être dégivré avant le départ: un liquide antigel chaud est vaporisé sur l'avion afin d'éviter que des cristaux de glace se fixent sur l'appareil. Cette opération de 'de-icing' dure de dix à vingt minutes par avion. Aux heures de pointe, ceci peut entraîner de légers retards au départ de chaque vol.

La neige
Tout comme sur les autoroutes, la neige et le verglas sont éliminés le plus rapidement possible des pistes et des taxiways. Les aéroports disposent pour ce faire d'une flotte de véhicules spécialisés utilisant des procédés thermiques et/ou mécaniques. Les aéroports n'utilisent pas de sel d'épandage, car il pourrait causer des dégâts de corrosion aux avions. Les produits d'épandage solides risqueraient d'ailleurs d'être aspirés par les moteurs des avions à réaction.
La neige peut être cause d'importants retards et d'annulation de vols, en fonction des températures, de l'intensité et de la durée des chutes de neige. Comme Brussels Airport dispose de trois pistes, celles-ci peuvent être dégagées à tour de rôle de sorte que l'aéroport ne doit pratiquement jamais être fermé totalement pour cause de neige.
Dans des circonstances spéciales, les avions peuvent malgré tout atterrir et décoller sur une piste enneigée. Sur les pistes glissantes, la plupart des avions sont en effet en mesure de freiner à l'aide de leurs moteurs. Dans ces conditions, le poids de l'avion - c'est-à-dire le nombre de passagers et la quantité de carburant - doit généralement être limité. C'est pourquoi cela se pratique peu.

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